Kanam
Fiche publique · Index égalité professionnelle

Maison de Sante de Bellevue

87/100 déclaré au titre de 2025 · comme 15 autres des 449 secteur 86.10Z (médiane 93) · au-dessus des seuils légaux de 75 et 85.

SIREN 311770978NAF 86.10Z50 à 250 salariésHauts-de-Seine
Nouveau ici ? L'index égalité professionnelle en 30 secondes

Chaque entreprise de 50 salariés ou plus calcule et publie, chaque année, un score sur 100 : l'index de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Il agrège 4 à 5 indicateurs : écarts de rémunération, d'augmentations, de promotions, retour de congé maternité, et mixité des dix plus hautes rémunérations.

Sous 85, l'entreprise doit publier des objectifs de progression ; sous 75, prendre des mesures de correction. C'est une moyenne, calculée après tolérances : il ne dit pas si votre salaire est juste. C'est précisément ce que la réforme visée pour 2028 changera, avec un droit individuel à l'information.

Données publiées par l'entreprise auprès du ministère du Travail, réutilisées depuis data.gouv.fr sous Licence Ouverte 2.0. Une erreur ? Signalez-la, correction sous 48 h.
23ᵉ
centile parmi 449 secteur 86.10Z (médiane 93)
× 16
entreprises affichent exactement le même index (ex æquo, 339ᵉ–354ᵉ). L'index situe, il ne départage pas
27 pts
d'amplitude sur 4 millésimes : une trajectoire mouvementée
27/40
écart de rémunération : votre principal poste de points perdus
Index déclaré, 2019 à 2025
Note sur 100. Seuils légaux en pointillés. Survolez les points pour le détail.
4055708510085 · objectifs de progression75 · mesures de correction2019 · 72/1002020 · index non calculable2021 · index non calculable2022 · index non calculable2023 · 99/1002024 · 83/1002025 · 87/10087722019202020212022202320242025
Notes déclarées par indicateur. NC : indicateur non calculable, déclaré tel quel par l'entreprise.
AnnéeÉcart rém. /40Écart augm. /35Congé mat. /15Hautes rém. /10Index /100
20192135NC572
2020NC35NC5NC
2021NC3505NC
2022NC35010NC
20233935NC1099
20242335151083
20252735151087
Index 2025
87/100
Au-dessus des deux seuils
Au-dessus de 21 % des 449 secteur 86.10Z · médiane 93.

Au-dessus des deux seuils légaux : aucune mesure de correction imposée, pas d'objectifs de progression à publier. Ce que 2028 ajoute n'est pas une note à améliorer, c'est une question nouvelle : savoir l'expliquer.

D'où viennent vos 87 points
Dernière déclaration, par indicateur, en part du maximum.
Écart de rémunération/40
27
Écart d'augmentation/35
35
Congé maternité/15
15
Hautes rémunérations/10
10
Points obtenus Indicateur à la moitié de son maximum, ou moins
Votre place parmi 449 secteur 86.10Z
Répartition des index déclarés dans votre groupe de comparaison.
<75 : 11 entreprises<7575 : 15 entreprises7580 : 35 entreprises8085 : 82 entreprises8590 : 154 entreprises9095 : 152 entreprises95Vous · 87
Votre tranche Autres entreprises Médiane : 93

Ce qui vous distingue n'est pas dans l'index, c'est dans ce qu'il ne mesure pas.

Le même 87/100, vu de cinq façons
Position dans chaque groupe de comparaison auquel appartient l'entreprise.
Votre secteur 23ᵉ centile
Activités hospitalières · 449 entreprises · médiane 93 · -6 vs médiane · 16 ex æquo (339ᵉ–354ᵉ)
Votre branche 25ᵉ centile
Division NAF 86 · 671 entreprises · médiane 93 · -6 vs médiane · 19 ex æquo (493ᵉ–511ᵉ)
Votre taille 36ᵉ centile
50 à 250 salariés · 13 957 entreprises · médiane 90 · -3 vs médiane · 608 ex æquo (8 684ᵉ–9 291ᵉ)
Votre département 37ᵉ centile
Hauts-de-Seine · 1 806 entreprises · médiane 89 · -2 vs médiane · 79 ex æquo (1 096ᵉ–1 174ᵉ)
France entière 34ᵉ centile
Toutes les entreprises déclarantes · 20 171 entreprises · médiane 90 · -3 vs médiane · 880 ex æquo (12 826ᵉ–13 705ᵉ)

Un même score change de sens selon le groupe auquel on le compare. Aucun de ces classements ne dit si vos écarts sont explicables : c'est une autre question, et c'est celle de 2028.

La question que 2028 posera à cette note n'est pas « combien », mais « quelle preuve ». Ce que l'index ne mesure pas, et où vous en êtes : 4 questions, 90 secondes.

Situer votre préparation
Diagnostic · 5 questions · ~2 minutes

Où en êtes-vous, vraiment ?

Cinq moments de vérité, et à chaque fois la même question : avez-vous un système qui explique les différences de salaire, ou des managers qui improvisent ? Votre index, cette page le montre. Ça, seul vous le savez.

01
Un salarié demande pourquoi un collègue au même poste gagne plus. Qui répond, et avec quoi ?
Ce droit à l'information n'existe pas encore : à l'entrée en vigueur de la réforme (2028 visé), la réponse deviendra obligatoire, par écrit, sous deux mois.
02
Comment se décide une augmentation individuelle ?
Un critère non écrit n'est pas opposable, même appliqué de bonne foi.
03
Vous recrutez. Comment fixez-vous le salaire d'entrée ?
Dès l'entrée en vigueur (2028 visé) : fourchette obligatoire sur l'offre, et interdiction de demander l'historique salarial du candidat.
04
On vous demande vos catégories de « valeur égale » et leurs critères. Vous produisez quoi ?
C'est la pièce centrale de la directive : des catégories définies, et justifiées par écrit.
05
Le motif d'écart le plus dur à défendre, c'est la performance. La vôtre, sauriez-vous la prouver ?
L'expérience et l'ancienneté se lisent sur un contrat : rien à démontrer. La performance, non. Elle n'est opposable que si elle a été évaluée régulièrement, sur des critères connus d'avance. C'est le seul motif qui exige un système, et c'est là que presque tout le monde a un trou.
Le piège du lissage

Deux façons d'afficher une bonne note. Une seule reconnaît ceux qui s'engagent.

La directive n'exige pas des salaires égaux, elle exige des écarts explicables. Or tous les écarts n'ont pas la même origine : deux se corrigent, un se reconnaît.

L'histoire

À corriger

Un marché tendu au moment d'une embauche, une négociation, un timing. Personne n'a décidé cet écart : il s'est accumulé. La transparence le fait remonter, et c'est une bonne chose.

Le biais

À corriger

La reconnaissance au ressenti, qui avantage toujours les mêmes profils. C'est l'écart que la directive vise. Le trouver avant qu'on vous le demande est un avantage, pas un risque.

La performance

À reconnaître

Quelqu'un contribue plus, et c'est payé. La loi l'admet : un écart peut se justifier par la performance, l'expérience, l'ancienneté. À une condition : des critères objectifs et documentés, pas une appréciation au ressenti. Cet écart-là ne s'efface pas, il se reconnaît : des règles écrites, les mêmes pour tous, que chacun peut lire.

Deux stratégies répondent à ces trois origines. Le lissage n'en distingue aucune : il les efface toutes les trois, y compris la seule qui récompense l'engagement. Et l'index ne fait pas la différence : tout effacer affiche même la meilleure note. L'injustice n'est pas que comptable : quand faire un pas de plus ne change plus rien, ce ne sont pas seulement ceux qui le faisaient qui y perdent, c'est toute l'équipe qui apprend à ne plus le faire.

niveau de rémunération aujourd'hui VOIE A · niveler pour la note Resserrer les salaires jusqu'à effacer l'écart. relevé relevé nivelé ★ La prime méritée s'efface. Ceux qui donnent plus ne sont plus reconnus — ils partent. Le signal est reçu : l'effort ne paie plus. l'histoire le biais la performance Note affichée : 96 · équipe nivelée VOIE B · corriger, puis reconnaître Relever les écarts injustes, reconnaître ce qui est mérité. corrigé corrigé gardé mérité ★ La prime méritée reste, expliquée. Ceux qui donnent plus sont reconnus, payés — ils restent. Et le chemin est écrit, ouvert à tous. l'histoire le biais la performance Note affichée : 87 · 100 % défendable MÊME DÉPART · LA VOIE A EFFACE AUSSI LE MÉRITÉ POUR AFFICHER 96 · LA VOIE B LE RECONNAÎT ET OUVRE LE CHEMIN À TOUS

Voie A · Effacer les trois

Resserrer les bandes, standardiser les augmentations, limiter le variable. C'est le réflexe rationnel à court terme : l'écart mesuré baisse, la note monte, le dossier se simplifie.

L'histoire et le biais disparaissent, tant mieux. La reconnaissance de l'engagement aussi, et personne ne l'a décidé : c'était le prix à payer pour la note. Quand donner plus ne change plus rien, ceux qui donnaient plus le sentent les premiers et vont là où l'effort compte encore ; les autres ajustent le leur sur le message reçu. Personne n'a été traité « injustement », et pourtant plus rien n'est juste.

Index : 96Équipe : nivelée

Voie B · Corriger deux, reconnaître la troisième

Corriger l'histoire et le biais : les écarts que rien n'explique se ferment. C'est le prix d'entrée, et il est juste. C'est aussi ce qui fait monter la note honnêtement.

Reconnaître l'engagement : des niveaux écrits, des critères identiques pour tous et connus d'avance. L'écart qui reste a une raison que chacun peut lire, et un chemin que chacun peut prendre : on sait ce qui est attendu au niveau au-dessus, et pourquoi la progression paie. Juste pour ceux qui donnent plus, lisible pour tous les autres : la même règle du jeu, affichée.

Index : 87 · défendableÉquipe : renforcée

La différence ne tient pas à l'effort de conformité, les deux voies en demandent. Elle tient à ce qu'on fait du troisième écart : la voie A le supprime pour gagner des points, la voie B le garde et sait l'expliquer, à l'équipe d'abord, à l'administration si elle le demande. La note la plus haute n'est donc pas l'objectif, c'est la voie A qui l'affiche. La vraie question n'est pas « quelle note », mais « que répondez-vous à la première question d'un salarié ». Poser cette question sera bientôt un droit ; y répondre clairement, un dû. Et c'est une bonne nouvelle des deux côtés.

Travail de valeur égale · le cœur de la réforme

La grille des critères : ce qui est acté, ce qui reste à préciser

« Travail de valeur égale » est la notion qui donne le plus de fil à retordre aux DRH, parce qu'elle remplace la comparaison poste par poste par une comparaison par la valeur. Voici l'univers des critères, en deux temps : ceux qui définissent une catégorie, et ceux qui justifient un écart à l'intérieur d'une catégorie. Pour chacun, ce qui est déjà inscrit dans la directive, et ce que le projet de loi français y ajoute.

1 · Ce qui définit une catégorie de « valeur égale »

Deux postes différents peuvent relever d'une même valeur. Quatre facteurs s'observent et se comparent sur pièces — contrat, fiche de poste, organigramme. Le cinquième échappe à cette lecture simple.

CompétencesConnaissances, qualifications et expérience requises par le poste.Directive
EffortsCharge mentale et physique qu'exige le poste.Directive
ResponsabilitésPérimètre de décision, encadrement, budget, autonomie.Directive
Conditions de travailPénibilité, risques, contraintes propres au poste.Directive
Compétences non techniques (soft skills)interprétationRelationnel, coordination, communication, autonomie : le projet de loi français les intègre à la notion de valeur égale. Réputées subjectives, elles n'ont de valeur que décrites et évaluées sur des critères explicites, sans place à l'interprétation.Projet de loi FR

2 · Ce qui justifie un écart à l'intérieur d'une catégorie

Deux personnes d'une même catégorie peuvent être payées différemment, si l'écart repose sur des critères objectifs, documentés et non sexués. Expérience, ancienneté et compétences acquises se lisent sur le dossier. Un seul motif résiste à la mesure simple.

ExpérienceAnnées de pratique effective du métier.Directive · art. 6
AnciennetéDurée dans l'entreprise ou dans le poste.Directive · art. 6
Montée en compétencesAcquisition attestée de nouvelles compétences.Directive · art. 6
PerformanceinterprétationRecevable, mais uniquement via des évaluations périodiques, objectives et non discrétionnaires. Une appréciation au ressenti ne tient pas.Directive · art. 6
La liste applicable en FranceLe détail exact des critères opposables sera fixé par décret.Décret à paraître
Directive : inscrit dans la directive (UE) 2023/970, texte adopté Projet de loi FR : ajouté par la transposition, pas encore votée Décret à paraître : renvoyé à un texte non publié à ce jour

C'est ici que le piège se referme. La voie A, effacer tous les écarts, revient à ignorer cette grille entière : on aligne les salaires pour que la note monte, et l'expérience, les soft skills, la performance cessent de compter. La voie B construit la grille : elle pose les catégories de valeur égale, écrit les critères, et rend l'écart de performance défendable au lieu de le gommer. La performance n'est pas un problème à effacer, c'est un critère à documenter, au même titre que l'expérience et l'ancienneté. Et une grille écrite joue dans les deux sens : chacun peut y lire ce qui justifie un écart, et ce qu'il faut pour y prétendre.

Tout le reste se compare sur pièces : un contrat, une fiche de poste, un organigramme suffisent, et n'importe qui peut le faire. Deux critères seulement échappent à cette mesure, les soft skills et la performance — et ce sont justement ceux que Kanam rend évaluables sur des critères écrits plutôt qu'au ressenti. Pas une note de 1 à 10 dont personne ne sait dire ce que vaut un 7 face à un 6 : ce qui est attendu à chaque niveau est décrit noir sur blanc et connu de tous à l'avance, de sorte qu'une évaluation repose sur des faits partagés, pas sur l'impression d'une personne. C'est une protection autant qu'une exigence : le même critère écrit qui rend un écart défendable met chacun à l'abri du jugement à la tête du client. Rôles, niveaux, critères de progression, standards d'équipe, reconnaissance des pairs : cette grille, c'est ce que Kanam tient à jour, la même pour tous.

Le bon modèle mental

Votre SIRH mesure. Il va falloir expliquer.

Deux couches complémentaires, pas deux mondes. Votre SIRH reste le socle : ce qui vient s'ajoute à côté, rien ne le remplace. Mesurer un écart, c'est fait depuis des années. Savoir l'expliquer, c'est le chantier qui s'ouvre.

Votre SIRH · le socle
mesure

L'index, les écarts moyens, les déclarations. Indispensable, déjà en place. On n'y touche pas.

Le chantier 2028 · la couche qui manque
explique

Pourquoi ces écarts existent, avec des critères que chacun peut vérifier. Ce que l'index ne dira jamais, et ce que la loi va exiger.

Aujourd'hui, expliquer un écart n'est écrit nulle part : tout repose sur le manager, au moment précis où un salarié pose la question. Vos meilleurs managers, eux, n'auront rien à improviser : ils ont déjà posé un vrai cadre de management — des attentes claires, une vision, des objectifs, des standards, des rétrospectives, du feedback régulier — et chez eux la réponse existe avant la question, sans surprise pour personne. Mais tous les managers n'en sont pas là, et rien ne garantit la même réponse d'un service à l'autre. Voilà le danger : la qualité de l'explication dépend de qui encadre, et cette inégalité-là est précisément ce qui devient impossible à défendre. La couche « expliquer » paraît mince à côté de la paie, mais son absence coûte le plus cher : ceux qui donnent le plus sont les premiers à sentir que la rémunération ne suit plus la contribution, et ils partent là où elle la suit encore ; et un écart que vous ne savez pas justifier vous expose à une sanction dès qu'il est jugé trop large. Petit chantier, effet disproportionné.

Et la ligne de départ n'est pas 2028. Bâtir cette explication — des niveaux, des critères, une évaluation régulière — demande de l'ordre de dix-huit mois. Commencer à l'échéance, c'est arriver avec dix-huit mois de retard ; et les rémunérations que vous aurez à justifier se décident déjà, maintenant. Le compte à rebours court : il a commencé bien avant que la loi ne s'applique.

Au-delà de la conformité
« Un écart de rémunération se corrige en un virement. Un écart qu'on ne sait pas expliquer se corrige en dix-huit mois. »

Au fond, tout ce que la directive va imposer ici, ce sont de bonnes pratiques de management : des niveaux clairs, des attentes partagées, des critères visibles de tous, une contribution reconnue. Pour les salariés, ce sont autant de protections : une rémunération qu'on peut comprendre, des règles qu'on n'improvise pas. Les équipes qui les ont ne les ont pas mises en place pour une loi ; elles l'ont fait parce que c'est ce qui rend une équipe performante, et fidèle. La conformité n'est ici qu'un effet de bord de la bonne gestion.

Si ces pratiques vous parlent et que vous voulez les installer sans en faire un projet de plus, c'est précisément ce que Kanam rend simple : sans remplacer votre SIRH, il fait vivre ces habitudes au quotidien — objectifs, standards opérationnels, rétrospectives, reconnaissance — et fait du savoir-faire de vos meilleurs managers le standard partagé de toute l'équipe d'encadrement, au lieu de le laisser dépendre de qui encadre. Et selon la maturité de vos managers, nous les formons : ce sont eux qui seront en première ligne le jour où un salarié demandera des comptes.

Questions fréquentes

Ce que les DRH nous demandent

Mon SIRH calcule déjà l'index. Ne suis-je pas couvert ?

Votre SIRH fait très bien son travail : il mesure. Index, écarts moyens, déclarations : indispensable, et ça ne change pas. Ce que la directive ajoute est d'une autre nature : quand un écart existe, il faut pouvoir l'expliquer par des critères écrits : niveaux, compétences, impact. Cette explication ne vit pas dans la paie : elle vit dans la façon dont vos équipes définissent les rôles et reconnaissent la contribution. Les deux couches sont complémentaires, et la seconde manque presque partout.

La transparence salariale, c'est publier tous les salaires ?

Non, et rien de tout cela ne s'applique encore. À l'entrée en vigueur (1ᵉʳ janvier 2028 visé), la directive imposera une fourchette de rémunération à l'embauche, un droit individuel à l'information (l'écart moyen H/F de sa catégorie, sur demande), et interdira de demander l'historique salarial d'un candidat. Personne ne publiera la fiche de paie de personne.

Un bon index ne suffit-il pas ?

Il protège des sanctions actuelles, pas de la question de 2028. L'index note un écart moyen, après tolérances ; la directive demande d'expliquer les écarts par catégorie de travail de valeur égale. On peut afficher 96 et ne rien savoir expliquer, ou 87 et tout pouvoir expliquer. Et non, la réponse n'est pas d'égaliser tout le monde : un écart mérité se garde, il s'explique.

Puis-je encore payer la performance ?

Oui. La loi n'interdit pas de payer la performance, l'expérience ou l'ancienneté : la directive les admet explicitement comme motifs d'un écart de rémunération (art. 6). La condition est unique : l'écart doit reposer sur des critères objectifs, documentés et non discrétionnaires, pas sur une appréciation au ressenti. Le problème n'est donc jamais la performance, c'est l'incapacité à la prouver. La voie facile efface l'écart pour gagner des points d'index et décourage ceux qui donnent le plus ; la bonne le rend défendable, avec des niveaux écrits, des critères de progression et un suivi régulier.

D'où viennent les données de cette page ?

De la déclaration de l'entreprise au ministère du Travail, publiée en open data (Licence Ouverte 2.0). Rien n'est estimé ni noté par nous. Une erreur ? Écrivez à [email protected] : correction sous 48 h.

Par où commencer, concrètement ?

Trois briques, dans l'ordre : des niveaux de carrière écrits, les compétences attendues à chaque niveau, puis des rituels d'équipe qui rendent la contribution lisible. C'est un travail d'équipe de quelques mois, pas un projet juridique. Le diagnostic en haut de page vous dit laquelle manque en premier.

Ce qui change · Directive européenne 2023/970

Cette note est un indicateur. Le risque, c'est ce qu'on lui fait dire.

C'est la règle de tout pilotage par indicateurs, valable pour les OKR d'une équipe comme pour un index légal : mesurer la mauvaise chose coûte cher, sur-interpréter la bonne coûte plus cher encore. Lu comme un verdict, cet index pousse au lissage : effacer les écarts plutôt que les expliquer, et la différenciation avec. Ignoré, il laisse dormir des écarts réels qui se paieront en 2028. Bien lu, il dit une chose, une seule : l'écart moyen qui reste après les tolérances du barème, sur des catégories larges. La directive ajoute précisément la question que l'index ne pose pas : sauriez-vous expliquer les écarts qui restent ?

Trois confusions reviennent sans cesse sur ce sujet. Les voici dans l'ordre du calendrier, corrigées une par une.

  1. Aujourd'hui

    « Il faut atteindre 85. » Faux

    Des seuils qui déclenchent des obligations, pas une note à atteindre

    Avec 87/100, Maison de Sante de Bellevue est au-dessus des deux seuils : ni mesures de correction, ni objectifs de progression à publier. Aucune note minimale n'est imposée : ce sont les seuils qui déclenchent des obligations, pas un score à atteindre.

    Sous 85 : publier des objectifs de progression. Sous 75 : prendre des mesures de correction, avec trois ans pour repasser le seuil. Au-dessus : rien de plus. Une entreprise peut rester à 80 indéfiniment : rien ne l'oblige à monter, et rien ne l'oblige à expliquer quoi que ce soit.

  2. 7 juin 2026

    « Tout change en 2026. » Non

    L'échéance de l'État, pas la vôtre

    C'est la date à laquelle la France devait avoir transposé la directive. C'est une obligation qui pèse sur l'État, pas sur les employeurs : rien de nouveau ne s'applique à vous ce jour-là.

    Les règles ci-contre datent de 2019, renforcées en 2022. Elles continuent de s'appliquer telles quelles.

  3. 2027 → 2028

    « L'index disparaît. » Non

    La déclaration continue, l'explication s'ajoute

    Déclarer reste obligatoire : la directive impose un reporting, dont la première échéance est fixée au 7 juin 2027, et que la France mettra très probablement en œuvre en adaptant l'index existant. Ce qui est vraiment neuf arrive en plus, à l'entrée en vigueur (1ᵉʳ janvier 2028 visé) :

    2 moispour répondre au salarié qui demande l'écart moyen F/H de sa catégorie.

    5 %d'écart non expliqué dans une catégorie : évaluation conjointe avec les représentants du personnel.

    S'y ajoutent la publication des critères de rémunération et de progression, et la charge de la preuve qui bascule vers l'employeur.

Autrement dit : aujourd'hui vous déclarez un chiffre, demain vous déclarerez toujours ce chiffre et vous devrez pouvoir l'expliquer. Le détail, obligation par obligation :

Ce qui devient obligatoireQui est concerné
À l'entrée en vigueur 1ᵉʳ janvier 2028 visé par le projet de loi
Fourchette de rémunération dans l'offre d'emploi, ou avant le premier entretien. Interdiction de demander l'historique salarial d'un candidat.Tous les employeurs
Critères de rémunération et de progression accessibles, objectifs et non sexués.Tous (aménagements possibles sous 50 salariés)
Droit à l'information : son niveau de rémunération et les moyennes F/H de sa catégorie de travail de valeur égale, sur demande, réponse sous deux mois.Tous les employeurs
Fin des clauses interdisant à un salarié de parler de sa rémunération.Tous les employeurs
En cas de litige, c'est à l'employeur de démontrer l'absence de discrimination.Tous les employeurs
Première déclaration 7 juin 2027 selon la directive
Déclaration de l'écart de rémunération F/H à l'autorité compétente.Selon votre effectif exactvous : 150 à 249 salariés, tous les 3 ans ; 100 à 149, tous les 3 ans à partir du 7 juin 2031 ; sous 100, déclaration volontaire.
250 et plus : tous les ans.
Évaluation conjointe des rémunérations avec les représentants du personnel, si un écart d'au moins 5 % dans une catégorie n'est ni justifié par des critères objectifs ni corrigé sous six mois.Employeurs soumis à déclaration

Échéances de la directive (UE) 2023/970. Le projet de loi français vise le 1ᵉʳ janvier 2028 pour l'entrée en vigueur et renvoie plusieurs modalités à un décret non publié.

Reste à comprendre comment une note se fabrique, parce que c'est là que se cachent les tolérances. Chaque indicateur a sa logique : les voici un par un, appliqués à Maison de Sante de Bellevue.

27 pts Écart de rémunération

Ce que ces 27 points ne prouvent pas

L'indicateur applique un « seuil de pertinence » : l'écart constaté est d'abord réduit de 5 % pour les catégories non-cadres et de 2 % pour les cadres, avant d'être noté. Un écart réel inférieur à cette franchise est donc compté comme un écart nul.

Ces 27 points sur 40 ne prouvent pas l'absence d'écart : ils prouvent l'absence d'écart après déduction, et sur des catégories socioprofessionnelles larges. C'est cohérent pour comparer des entreprises entre elles. Ça ne dit rien de deux personnes qui font le même travail chez vous : c'est exactement la question à laquelle il faudra répondre.

35 pts Écart d'augmentation

Une note lissée sur plusieurs années

Pour une entreprise de 50 à 250 salariés, cet indicateur peut légalement être calculé sur une période de référence de deux ou trois ans. Le lissage absorbe les à-coups : une année creuse se compense avec une bonne année.

C'est une bonne chose pour la stabilité de la note. C'est aussi pourquoi une note stable ne signifie pas nécessairement une pratique stable.

Cette page est une analyse, pas un score officiel. Les notes citées sont celles déclarées par l'entreprise au ministère du Travail (open data, Licence Ouverte 2.0). Nous décrivons le barème en vigueur et les obligations inscrites dans la directive (UE) 2023/970 ; les modalités françaises sont renvoyées à un décret non publié à ce jour, et nous ne calculons aucune note future. Entrée en vigueur visée : 1ᵉʳ janvier 2028. Rien ici ne constitue un conseil juridique.

Ces constats ont un traitement commun, et il n'est pas juridique : le même travail qui rend un écart explicable rend une équipe performante.

Ce que la réforme révèle

Expliquer un écart de salaire et faire grandir une équipe, c'est le même travail.

Ce qui plafonne la performance d'une équipe et ce qui rend un écart de salaire indéfendable ont la même cause : des attentes que personne n'a écrites. Tant qu'elles vivent dans la tête des managers, les équipes attendent qu'on décide pour elles, la reconnaissance devient subjective, et il n'y a pas de barre commune à relever. Les écrire règle les trois d'un coup. C'est ce qui distingue les équipes performantes, bien plus que le talent individuel.

Une équipe n'est pas opaque sur les salaires et bloquée dans sa performance par hasard. C'est la même cause : personne n'a écrit ce qu'on attend, à quel niveau, et à quoi on le reconnaît.
Ce que la directive exige
Ce qu'une équipe qui tourne bien a déjà
Des critères objectifs pour expliquer un écart, pas une appréciation subjective
Un impact lisible : chacun voit ce que son propre travail produit ; le manager n'a plus à trancher au ressenti, ni pour reconnaître, ni pour rémunérer
Des catégories et des critères de progression écrits, connus de tous
Des équipes qui décident seules : quand le niveau attendu est écrit, on avance sans remonter la question. C'est ça, l'autonomie
Des règles tenues et réévaluées dans le temps, pas reconstituées avant un contrôle
L'amélioration continue : l'équipe révise ses standards en rythme ; le niveau progresse au lieu de dériver

La même semaine · attentes implicites

—Une décision à prendre : on remonte au manager, et on attend
—La reconnaissance va à ceux qu'on voit, pas toujours à ceux qui portent
—Une augmentation se négocie : elle dépend de qui ose demander
—« Pourquoi est-elle mieux payée que moi ? » : réponse improvisée, confiance entamée

La même semaine · attentes écrites

✓La barre est connue : l'équipe tranche seule, dans son périmètre
✓La reconnaissance a des raisons : ce qui est livré se voit, et se dit
✓Une progression se constate : les critères sont connus d'avance
✓« Pourquoi cet écart ? » : la réponse existait avant la question

La clarté ne choisit pas son camp : elle défend les écarts mérités et expose ceux que rien n'explique. C'est ce qui la rend crédible, des deux côtés de la fiche de paie. Ce que la directive va imposer, au fond, protège d'abord les salariés : le droit de comprendre sa rémunération, des règles qu'on ne peut plus improviser, une reconnaissance qui a des raisons. Et c'est pourquoi les équipes les plus performantes l'ont construite bien avant la loi, pour de tout autres raisons : une équipe qui sait où elle va n'a besoin de personne pour la surveiller. La loi ne fait qu'ériger en droit ce que la bonne gestion faisait déjà. La conformité vient en prime.

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Même secteur ou même territoire, dernier index déclaré.